Chapitre VII – Épisode 1 : Les Rocheuses canadiennes

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Chapitre VII – Épisode 1 : Les Rocheuses canadiennes

Chapitre VII : Le Grand Nord

 

Après deux semaines de cherry picking dans l’Okanagan puis à Creston, nous partons pour l’Alaska.

Au départ, nous avions pensé visiter les parcs des Rocheuses canadiennes (Jasper et Banff) en attendant le début de la saison des pommes qui arriverait une dizaine de jours plus tard. Puis, peu avant de quitter Creston, l’idée d’un grand voyage vers le Nord et l’Alaska est venue. D’abord comme une blague, une pensée en l’air, puis comme quelque chose de concret. Puisque nous aimerions le faire et puisque nous pouvons le faire, alors pourquoi ne pas le faire… Ce genre de voyage ne pouvant s’effectuer que de juin à septembre, c’est peut-être une occasion unique.

Nous dessinons vaguement les contours de notre aventure dans les cerisiers et avec nos amis pickers de Creston. Nous commencerons comme prévu par les parcs de Jasper et Banff puis continuerons à travers l’Alberta jusqu’à rejoindre l’Alaska Highway et la suivre jusqu’à Whitehorse dans le Yukon. De là nous nous dirigerons vers Dawson City avant de passer la frontière américaine. La suite allait se préciser en chemin. Nous évaluons la durée du voyage à environ 6 semaines.

 

Pour une telle expédition, il convient de faire des provisions. Nous ne rencontrerons quasiment pas de villes pendant plusieurs milliers de kilomètres et tout ce que nous trouverons sera plus cher. Nous dévalisons donc les rayons noodles (nouilles chinoises instantanées), boites de conserve et cookies du Superstore de Cranbrook sur la route de Banff.

Nous passons deux nuits sur le parking de ce même magasin où nous rencontrons un couple de retraités québécois qui nous invite à boire un (plusieurs en fait) verre de Cognac dans leur « motorisé ». C’est la première fois que nous montons dans ce genre d’engin inconnu en Europe mais très courant en Amérique du Nord. De la taille d’un bus, ce camping-car géant est extensible en largeur des deux côtés. Ainsi, en appuyant sur un bouton, les parois latérales s’écartent jusqu’à créer un espace cuisine-salon d’une vingtaine de mètres carré. Ils ont aussi une chambre avec lit « queen-size » et leur voiture personnelle, un dodge Grand Caravan (le modèle plus grand que le notre), attachée à l’arrière. Ils passent entre 5 et 6 mois de l’année dans cette « résidence secondaire » et le reste du temps dans leur maison vers Trois-Rivières. Ils nous expliquent qu’ils ont parcouru absolument chaque recoin de l’Amérique du Nord, du Mexique au Canada et que « c’est beau partout ». Ils reviennent justement d’une croisière de deux semaines en Alaska au départ de Vancouver qu’ils ont adorée. Nous leur parlons de notre projet et des routes que nous allons emprunter. Eux ont renoncé à l’idée de faire le voyage par la terre. Il faut dire que leur attelage (motorisé/voiture) consomme près de 50L/100… . Forcément sur plus de 10000 km aller-retour, ça fait beaucoup. Nous prenons congé de ces gens assez fascinants, quittons Cranbrook, et nous dirigeons vers les montagnes.

 

Chapitre VII – Épisode 1 : Les Rocheuses canadiennes

 

Vidéo

 Musique  Lykke Li (The Magician remix) – I follow rivers
 Adele – Rolling in the deep

 

 

Lundi 3 août 2015

Après Cranbrook nous nous enfonçons dans les Rocheuses par la route 93 à travers le Kootenay National Park.

Le lac Columbia
Kootenay National Park – à droite le Marble Canyon
Le chipmunk est l’animal le plus visible et le moins sauvage des Rocheuses

 

Nous arrivons ensuite à Banff sous un temps qui laisse un peu à désirer.

 

 

De quoi apprécier encore plus les Upper Hot Springs. De l’eau à 40°C et une belle vue sur les montagnes… Mais beaucoup (trop) de monde…

 

Mardi 4 août

Après une nuit à Banff, nous profitons d’une éclaircie pour nous diriger vers le Nord jusqu’à Lake Louise.

Manque de chance, le temps d’arriver, l’éclaircie à fait place à la pluie, au gris et au froid…

Le lac normalement si beau et si bleu y perd un peu de son éclat.

  

 

Après une nuit sur place, nous effectuons de bon matin une balade le long du lac.

Les nuages sont toujours là. Mais la brume matinale ajoute une certaine touche mystérieuse et magique au décor.

 

Nous nous dirigeons ensuite vers le lac Moraine et le soleil semble vouloir se faire une place…

 

Lac Moraine

 

D’où l’expression« Gonflé comme un chipmunk ».
Heureusement que tous les animaux de la montagne n’ont pas cette impertinence.

Le sentier de la randonnée que nous avions prévue étant barré par ce panneau, nous attendons quelques minutes jusqu’à finalement constituer un groupe de huit personnes, avec un couple allemand, un couple néerlandais et un couple du Colorado.

Nous partons donc pour la randonnée vers Eiffel lake.

 

Le chemin s’élève très rapidement à travers une forêt de sapins et dévoile quelques belles vues sur le lac Moraine.

  

Après une petite heure d’ascension, on atteint un embranchement. À droite part le sentier vers le Sentinell Pass, à gauche notre chemin qui remonte en la surplombant la vallée du lac Moraine.

La pente est alors beaucoup plus douce et nous atteignons rapidement le lac Eiffel.

                              Lac Eiffel

Après un rapide casse-croûte, nous redescendons vers le lac Moraine.

 

Compter environ 11km aller-retour, 350 mètres de dénivelé positif et 4h pour cette belle randonnée.

 

Nous entamons ensuite l’Icefield Parkway (route des glaciers), défilé de merveilles jusqu’à Jasper.

  

Bow Lake

 

Peyto Lake

 

  

 

Mercredi 5 août 

Nous passons la nuit sur l’aire de repos Saskatchewan River Crossing et repartons de bon matin vers le glacier de l’Athabasca.

                                 Glacier de l’Athabasca – qui devrait avoir disparu en 2025 🙁

 

                             Tangle Falls

 

La route entre Lake Louise et Jasper reste magnifique malgré le temps mitigé mais nous sommes un peu déçus de ne croiser aucun animal.

Les chutes de l’Athabasca

 

Jeudi 6 août 

Après une nuit à Jasper, nous prenons la route du lac Maligne en longeant d’abord le lac Medecine

Medecine lake

 

Le premier ours est toujours un moment particulier

 

Au départ du lac Maligne, nous faisons la randonnée vers les Opal Hills

  

Cet itinéraire est assez court (8,5km au total) mais exigeant (450-500 mètres de dénivelé positif). La montée à travers la forêt à froid juste après le parking est sans pitié. Après une petite heure de marche, le chemin se sépare et on entame alors une boucle. Nous prenons par la droite ce qui semble être l’option la plus directe et la plus pentue. Environ une demi-heure après cet embranchement, on atteint la limite des arbres et le sentier principal continue dans un vallon où coule un ruisseau. Avant de nous engager dans le vallon, nous prenons à droite sur un chemin mal indiqué qui mène en une dizaine de minutes au sommet d’une colline duquel nous sommes récompensés par de magnifiques vues sur le lac Maligne et les sommets environnants.

 

Après un moment d’exaltation, nous redescendons et continuons dans le vallon qui grouille (littéralement) de « ground squirrels » (« spermophiles » en français) et de marmottes, un peu moins nombreuses tout de même.

                      Ground squirrel
                                    Geai gris

Après un ou deux kilomètres de plat, nous redescendons vers le lac Maligne.

 

                                                                  Lac Maligne

 

Nous reprenons la route vers Jasper et la chance nous sourit enfin.

Plusieurs voitures arrêtées le long de la route et une ranger armée sont des signes qui ne trompent pas.

Un jeune ours noir se balade à quelques dizaines de mètres en contrebas de la route au bord du lac Medecine.

Nous restons un bon moment à l’observer tandis que la ranger s’assure qu’il reste suffisamment éloigné des gens.

Après être repassés à Jasper, nous continuons notre route vers le Nord-Est et la sortie du parc.

Nous croisons alors de nombreux animaux coup sur coup.

                                Wapiti des Montagnes Rocheuses (à priori)

 

 

Un petit groupe de mouflons canadiens

 

 

Et un autre plus jeune magnifique Wapiti

 

By |2018-05-17T15:24:57+00:00septembre 8th, 2015|Sans Categorie|0 Comments

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